Dans le cadre de ses programmes nucléaires de défense, le CEA a développé depuis près de 30 ans une approche unique, autour de supercalculateurs pilotes, co-conçus avec Bull, visant à maitriser l’ensemble de la chaîne de valeur pour la simulation numérique. Cette stratégie se traduit aujourd’hui par un écosystème souverain de classe mondiale, autour du HPC, de l’IA et du Quantique, qui, outre les applications militaires du CEA, est au service d’applications académiques (européennes) et industrielles, qu’elles soient civiles ou militaires. Ainsi, sur le site CEA DAM Île-de-France (Bruyères-le-Châtel, 91), les équipes du CEA conçoivent, administrent et exploitent, dans un environnement sécurisé, un complexe de 5 centres de calcul répartis sur 2 infrastructures, le TGCC pour la science ouverte, et EXA, pour les applications classifiées de Défense. Le TGCC héberge un centre dédié à la recherche académique (qui accueillera prochainement le calculateur exaflopique Alice Recoque), un centre ouvert aux industriels (CCRT) et un centre de calcul quantique (qui accueille les machines Ruby de Pasqal, Lucy de Quandela et bientôt Kity d’Alice&Bob). Au sein d’EXA, outre le centre de calcul dédié aux applications militaires du CEA, se trouve un centre (CCMD) ouvert aux partenaires de la Défense pour des applications classifiées Secret. Dans ces infrastructures, le CEA accompagne les communautés utilisatrices, développe des applications et participe à la R&D autour de technologies critiques pour le passage à l’échelle.
Cet atelier vise à présenter les grandes lignes de cette stratégie au travers de divers témoignages : Bull pour la partie technologies souveraines, Safran et Thalès, respectivement pour les usages industriels du CCRT (applications non classifiées) et du CCMD (applications classifiées Secret).
